À Athènes, des milliers de personnes évacuées d’un quartier face aux flammes et « des conditions météo extrêmes »

Le pays subit une nouvelle vague d’incendies après ceux de juillet et en deux jours vingt personnes, dont 18 migrants présumés, ont perdu la vie.

ANGELOS TZORTZINIS / AFP

GRECE - Les autorités grecques ont ordonné ce mardi 22 août l’évacuation d’un quartier au nord d’Athènes menacé par d’importants incendies qui frappent également d’autres régions de Grèce, où vingt victimes sont à déplorer en deux jours.

Le pays subit une nouvelle vague d’incendies après ceux de juillet et depuis lundi vingt personnes, dont 18 migrants présumés, ont perdu la vie.

Au nord-ouest d’Athènes, les autorités ont ordonné l’évacuation du quartier de Ano Liosia, peuplé de quelque 25.000 personnes, après que des maisons ont brûlé dans le quartier voisin de Fyli, selon un journaliste de l’AFP.

Une « ampleur énorme en peu de temps »

« La situation est sans précédent, les conditions météorologiques sont extrêmes », a indiqué le porte-parole des pompiers Yiannis Artopios s’exprimant à la télévision publique. Il a ajouté que les feux mardi « ont pris une énorme ampleur en peu de temps ».

Mardi, 18 migrants présumés ont été retrouvés morts dans le parc national de Dadia, près de la frontière avec la Turquie, un point d’entrée fréquemment emprunté par les migrants, a déclaré le porte-parole des sapeurs-pompiers Yiannis Artopios à la télévision.

« La possibilité qu’il s’agisse de personnes entrées illégalement dans notre pays est en train d’être examinée », car aucun résident n’est porté disparu, a poursuivi Yiannis Artopios, qui a précisé que les victimes avaient été retrouvées au nord de la ville d’Alexandroupoli.

Un autre migrant présumé a été retrouvé mort ainsi qu’un vieux berger, victime des flammes dans le nord de la capitale. « La Grèce est en train de vivre un nouvel épisode de dévastation de sa végétation et l’assistance rapide de l’UE est vitale », a indiqué dans un communiqué Janez Lenarčič, le commissaire à la Gestion des crises.

Un hôpital évacué

Les zones les plus basses du parc national du mont Parnitha, une des plus grandes forêts entourant Athènes, étaient en feu mardi. Les autorités ont demandé aux habitants de cette zone de rester chez eux et ont fermé des portions de routes. Un autre foyer faisait rage dans la zone industrielle de Aspropyrgos (ouest de la capitale) recouvrant la région d’un épais nuage noir.

Dans le nord-est de la Grèce, des incendies se sont également déclarés ainsi que dans les îles de Evia et Kythnos, et dans la région de Boeotia (nord d’Athènes). Le Péloponnèse et l’ouest du pays sont également touchés par des feux.

Lundi soir, un hôpital de l’agglomération de Alexandroupoli (un port du nord-est du pays) a dû être évacué alors que la zone est la proie des flammes depuis quatre jours. Les garde-côtes ont indiqué avoir transféré 65 patients sur un ferry en attente dans le port.

Des espèces rares d’oiseaux menacées par les incendies

L’incendie de cette zone menace aussi le parc national de Dadia, refuge d’espèces d’oiseaux rares dont des rapaces.

Sur l’île d’Evia (Eubée) près de la capitale, les autorités ont évacué la ville industrielle de Nea Artaki. Les conditions météorologiques extrêmes avec des vents violents et des températures très élevées attisent les flammes et devraient perdurer jusqu’à vendredi, selon les météorologues.

Sur l’île de Rhodes, un feu qui a débuté le 18 juillet a déjà ravagé 17.770 hectares, entraînant l’évacuation de 20.000 personnes, essentiellement des touristes.

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