À Hong Kong, les « mules » convoyeuses de drogue remplissent les prisons et vivent un enfer

© PETER PARKS / AFP

À Hong Kong, un quart des personnes en détention sont des femmes. Une proportion sans équivalent dans le monde, alimentée par les nombreuses « mules », qui ont essayé de faire entrer de la drogue sur le territoire, sous contrainte ou après s’être fait dupées.

Quand, dans l'espoir de gagner les 2 000 dollars qui la sortiraient de l'ornière, Zoila Lecarnaque Saavedra a accepté de transporter un colis depuis chez elle au Pérou jusqu'à Hong Kong, sa vie a basculé dans un cauchemar carcéral de plus de huit ans.

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Un service qui lui a coûté sa liberté

Récemment libérée, Mme Lecarnaque Saavedra, 60 ans, décrit comment elle a tenté un pari pour gagner de l'argent facile, et l'a perdu. Sans le sou, en 2013, récemment séparée de son mari qui l’a quittée, elle avait besoin d’une opération des yeux. L'information a commencé à circuler dans son quartier de Lima.

Un jour, une femme l'a abordée et lui a proposé un marché : prendre l'avion pour Hong Kong afin d'y récupérer des produits électroniques hors taxes, et les ramener au Pérou où ils seraient vendus. Un service pour lequel elle toucherait 2 000 dollars à son retour. « Ils cherchent des gens qui sont dans une situation économique précaire », raconte à l'AFP cette femme au visage marqué par les épreuves. « Et ici, c'est moi qu'ils ont trouvée. »

Une famille brisée

Dans sa valise, les agents ont découvert deux vestes remplies de préservatifs contenant un peu plus de 500 grammes de cocaïne sous forme liquide. « J'ai réfléchi au mal que j'ai fait à ma famille, à mes enfants, à ma mère, parce qu'ils ont souffert encore plus que moi et cela me fait du mal »,...

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