À Strasbourg, les femmes enceintes protégées contre les perturbateurs endocriniens, sur ordonnance

Camylla Battani

Depuis plusieurs années, les scientifiques alertent sur la présence de perturbateurs endocriniens, responsables de maladies et d’anomalies de développement, dans notre environnement. Ils sont particulièrement nocifs lors de la petite enfance, de la puberté et de la vie fœtale. Pour aider à réduire cette dernière fenêtre d’exposition, la Ville de Strasbourg a lancé l’ordonnance verte, explique Libération. Depuis le 16 novembre 2022, 800 femmes enceintes font donc partie d’un dispositif expérimental visant à réduire leur exposition aux perturbateurs endocriniens pendant leur grossesse.

Ce programme se déploie en deux volets. D’abord, les femmes concernées sont invitées à participer à deux ateliers de sensibilisation sur la question. Pendant trois heures, elles en apprennent alors davantage sur ces perturbateurs que l’on retrouve “dans le plastique, mais aussi dans les produits de beauté, de nettoyage, les désodorisants, la peinture, etc.”, déroule Alexandre Feltz, adjoint à la mairie chargé de la santé publique.

Le deuxième volet de ce nouveau dispositif se passe dans l’assiette. Pendant sept mois, un panier de légumes bio est offert chaque semaine aux 800 femmes enceintes volontaires. Une mesure qui coûte plus de 500 000 € à la commune. Une somme importante mais essentielle, estime l’élu chargé du sujet : “Investir sur l’alimentation saine permettra de réduire le nombre d’enfants obèses, diabétiques, ou encore les malformations génitales ou la diminution de la qualité du sperme, (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite

Selon plusieurs études, les hommes célibataires seraient bien moins portés sur l'hygiène que les femmes
Une étude mondiale confirme que les femmes font preuve de plus d'empathie que les hommes
Santé mentale : ces 6 petites habitudes à adopter pour se sentir bien en 2023, selon une experte
Anxiété : voici les 3 périodes les plus stressantes dans la vie des femmes, selon une étude
Tout savoir sur le “bruit rose”, la nouvelle tendance pour mieux dormir