“Envie de mourir” : le témoignage bouleversant d’Emma, 11 ans, en dépression depuis le confinement avec ses parents

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Anxiété, insomnie, épuisement mental, colère… Les symptômes de la Covid-19 vont bien au-delà des problèmes respiratoires. Depuis le début de la crise sanitaire, les experts ne cessent d’alerter sur les risques de dépression liés aux confinements successifs (et certains proposent même des solutions immédiates). Dans la presse et sur les plateaux de télévision, le mal-être des étudiants ou encore des personnes âgées isolées revient souvent dans les discussions. Mais comme l’explique Sophie Dupont sur TMC, jeudi 11 février 2021, les enfants sont manifestement les grands oubliés de cette problématique. Si l’on se pose de nombreuses questions sur les conditions sanitaires à l’école, l’on entend très peu parler de la santé mentale des plus petits. C’est pour y remédier que la journaliste de Quotidien s’est penchée sur le sujet.

Pour l’émission présentée chaque jour par Yann Barthès, Sophie Dupont s’est donc rendue dans le service pédopsychiatrique de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Elle y a rencontré la docteure Paloma Torres, qui indique que depuis le premier confinement, “beaucoup d’enfants présentent une dépression, des troubles anxieux et des idées suicidaires”. C’est notamment le cas d’Emma, 11 ans, admise au début du mois d’octobre 2020. La petite fille a accepté de se confier sur son état psychique devant les caméras. “Les gens pensent qu’on est des fous, alors qu’on est des gens normaux avec une difficulté à un moment de notre vie”, a-t-elle tout d’abord tenu à rappeler, du haut de ses

Son témoignage, particulièrement bouleversant, reflète une grande lucidité de la part de la fillette : “Je fais une dépression, et je suis triste, et ça me donne envie de mourir”, confie Emma. Des mots difficiles à entendre, qui sont pourtant monnaie courante dans le service depuis quelques mois. Comme beaucoup d’entre nous, l’enfant de 11 ans avait idéalisé le premier confinement. “Au début, je me disais ‘chouette, je vais pouvoir passer du temps avec papa et maman’. Et (...)

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