« Ça n’arrête pas d’appeler » : au coeur de la plateforme pour les victimes d’inceste

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Depuis l’ouverture de la ligne d’écoute lancée par la commission Inceste, fin septembre, le téléphone sonne sans arrêt. Immersion avec les femmes qui répondent aux appels de victimes d’incestes et de violences sexuelles. 

Elle est gratuite, anonyme et confidentielle : depuis son lancement le 21 septembre dernier, la plateforme téléphonique pour recueillir la parole des victimes d’incestes et de violences sexuelles dans l’enfance a été prise d’assaut. « On raccroche, on décroche, on raccroche, on décroche. Ça n’arrête pas d’appeler », confie Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol, à Brut. 

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« Bravo à vous de nous appeler », complimente, Audrey Durante, l’une des « écoutantes » de l’équipe de femmes formées sur les sujets de violences sexuelles. Le but de ce dispositif est de pouvoir « mettre en lumière des pouvoirs pour que la commission indépendante puisse faire des préconisations », explique-t-elle au téléphone face à la caméra de Brut. En France, ce sont 160 000 enfants par an qui sont victimes de viols comme le rappelle Emmanuelle Piet. Le cas le plus fréquent auquel elles font face : l’appel d’une maman auprès de qui les enfants ont fait des révélations avec des mots d’enfants.

Informer sur les termes législatifs 

La ligne a aussi pour but de les « informer sur la qualité législative de ce qu’elles ont subi », explique Emmanuelle Piet. Autrement dit leur dire explicitement les termes corrects pour définir les violences dont elles ont été victimes : viols, agressions sexuelles, le caractère d'aggravation lorsque la personne...

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