« Ça, je ne le dirai jamais à mes parents » : mais pourquoi même adulte on continue de se taire ?

Caroline Michel

Adolescentes, nous dissimulions nos journaux intimes sous le matelas. Adultes, nous cachons bien d’autres choses à nos parents : notre addiction à la nicotine, une rupture amoureuse ou un diplôme jamais obtenu… Mais pourquoi ne parvenons-nous parfois pas à leur dire qui nous sommes et ce que nous vivons ?

Marina a 32 ans. Elle a commencé à fumer il y a une dizaine d’années. Jeune fille trop sage, elle rêvait de transgresser, de faire un truc « pas bien ». Aujourd’hui, elle oscille autour d’un paquet par jour, sauf quand elle voit ses parents : « Je peux m’en passer une semaine si je suis chez eux. Avant de les retrouver, mes fringues sont parfaitement lavées, et moi aussi. Hors de question que j’avoue, ils seraient trop déçus. Alors j’enfile mon costume d’enfant modèle », confie-t-elle. Pourtant adulte, en ménage et haut placée dans sa boîte, elle refuse de dévoiler ce qu’elle surnomme son « pire défaut ». D’un autre genre, Eléonore, 34 ans, n’a jamais dit à ses parents qu’elle ne s’était jamais pointée à sa soutenance de mémoire en école de commerce. Elle n’a jamais eu son diplôme. Sur un ton plus anecdotique, Sophie, 26 ans, ne dira jamais que c’est elle qui a rayé la voiture de papa. Adèle, elle, a 35 ans. Elle attend le bon moment pour annoncer qu’elle n’est plus en couple avec Jérémy. Déjà six mois et le double de mensonges. Mais pourquoi cette crainte de se montrer telle que l’on est ? De révéler qui nous sommes devenues ? Réponses avec Catherine Aimelet-Périssol, psychothérapeute et auteure de « Ma bible des émotions » (éd. Leduc.s).

Juste quelqu’un de bien

Cacher des choses à ses parents, qu’elles soient bénignes ou non, répond avant tout au besoin d’être « quelqu’un de bien »....

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