Éboulements en Savoie: le trafic toujours interrompu, d'autres chutes de pierre attendues

Éboulements en Savoie: le trafic toujours interrompu, d'autres chutes de pierre attendues

Les Savoyards ne sont pas encore tirés d'affaire. L'éboulement massif survenu dimanche entre Saint-Jean-de-Maurienne et Modane, en Savoie a paralysé plusieurs axes ferroviaires et routiers. Plus spécifiquement la départementale RD1006, une partie de l'autoroute A43 et une section du trafic ferroviaire entre la France et l'Italie.

Le retour à la normale n'est pas pour tout de suite. La raison est simple: la situation n'est pas stable. "D'autres éboulements sont susceptibles de se produire, certains se sont produits même lundi", a expliqué ce mardi à BFMTV Kevin Poveda, sous-préfet de Saint-Jean-de-Maurienne.

"Dans ces conditions, les interventions sur les différentes infrastructures ne sont pas possibles", a-t-il précisé.

L'ampleur de ces éboulements n'est cependant pas similaire. Si une dizaine de milliers de mètres cube de gravats ont dévalé la vallée entre dimanche et lundi, les prochains éboulements ne devraient déplacer que 2000 à 3000 mètres cube de roches et de terre.

Plusieurs jours à semaines d'attente

Les travaux "prendront du temps", appuie Kevin Poveda. La durée exacte de ceux-ci variera en fonction du résultat d'études actuellement menées. "Il faudra sans doute plusieurs semaines pour intervenir sur la voie ferrée et la départementale", précise le sous-préfet. La situation pour l'autoroute de la Maurienne semble moins délicate.

D'autres détails sur les déblaiements et l'avancée des travaux seront peut-être confiés ce mardi à l'occasion d'une conférence de presse organisée à 11h.

Pour les riverains, la situation ne semble pas si handicapante. "Sur le plan environnemental, on a une chance: le silence complet", lance avec humour Roland Aveniere, le maire du hameau du Freney en Savoie.

La situation n'est pas si paralysante pour ceux qui traversent la vallée en voiture. Leur trajet est allongé d'environ 5 kilomètres ou 15 petites minutes si tout va bien. Le problème aurait pu s'avérer bien plus gênant si l'éboulement était survenu en hiver. Ou si les travaux s'étiraient jusque-là.

Article original publié sur BFMTV.com