Échographie : tout ce qu’il faut savoir sur cet examen

Histoire de la technique : l'échographie, ça vient d'où ?

Incroyable mais vrai : l'échographie que l'on utilise aujourd'hui est issue... de l'univers militaire. En 1915, tandis que la première guerre mondiale bat son plein, le physicien français Paul Langevin dépose le brevet d'une technique qui utilise les ultrasons pour détecter les sous-marins ennemis – en particulier dans la mer du Nord.

Cette technique – l'ancêtre du sonar – a été inspirée par la Nature : en effet, les dauphins et les chauve-souris (entre autres) ont recours aux ultrasons pour se repérer dans leur environnement, chasser leurs proies et localiser leurs congénères.

Cap vers la médecine. Le premier échographe à but médical voit le jour en 1951 grâce à un docteur (John J. Wild, surnommé " le père de l'échographie médicale ") et à un électronicien (J. Reid) britanniques. À l'époque, l'appareil permet surtout d'observer le cœur et les seins ; le Dr. Wild est le premier médecin à utiliser cette technique pour diagnostiquer le cancer. En 1957, l'échographe se perfectionne : on voit apparaître la sonde échographique que l'on connaît aujourd'hui.

Il faut attendre 1964 pour que l'obstétrique s'empare de l'échographie : le gynécologue britannique Ian Donald montre que le contenu de l'utérus peut être exploré grâce aux ultrasons, et que cette technique peut même être employée pour mesurer le diamètre bi-pariétal – c'est-à-dire : le diamètre de la tête du fœtus !

En 1980, l'échographie suscite une véritable révolution dans la pratique obstétricale en France. Et les progrès techniques se succèdent : le balayage devient automatique, la technique devient en temps réel, le Doppler permet de mesurer le débit sanguin, la 3D arrive...

Comment se déroule une échographie ?

Échographie : quelle préparation ? Aucune préparation particulière n'est nécessaire puisque l'échographie est un examen qui ne nécessite ni injection ni rayonnement ionisant.

Deux exceptions à la règle : pour une échographie abdominale, il faut être

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