ÉDITO - César : "un suicide collectif"

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La 46e cérémonie des César a pris un tour politique, vendredi soir à l'Olympia. Dans un style plus ou moins policé, plusieurs personnalités du grand écran ont profité de la tribune pour partager l'inquiétude du cinéma, de ceux qui le font, et d'autres lieux culturels toujours soumis à la fermeture en pleine pandémie de coronavirus. Plus que les sept statuettes glanées par "Adieu les cons", d'Albert Dupontel, Nicolas Beytout, éditorialiste, retient le "naufrage pathétique et revendicatif" du monde du cinéma.

"La 46e cérémonie des César a été un formidable ratage, un suicide collectif, une longue et sinistre autodestruction. Tout le monde s’était pourtant battu pour que cette édition ait lieu, pour que cette fête existe, après la crise traversée par l’Académie des César et après une année sans salle de cinéma. On attendait des retrouvailles, quelque chose qui nous donne encore plus envie de retourner au cinéma. On a eu l’inverse, un naufrage pathétique et revendicatif. Un déshonneur.

Retrouvez l'édito de Nicolas Beytout en replay et podcast ici

Oui, il y a eu des récompenses. Malheureusement... Parce qu’à chaque remise de statuette revenait un discours agressif d’aboiements politiques entrecoupé de blagues scatologiques ou de nudité bassement vulgaire. Ici une imprécatrice en robe longue coûtant probablement une bonne dizaine de Smic qui crucifie le gouvernement pour sa réforme de l’assurance-chômage, là un acteur qui faisait le malin sur l’islamo-gauchisme, un autre don...


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