Santé, discriminations, égalité : le ministre Pap Ndiaye entend renforcer l'éducation à la sexualité à l'école

Antoine Gyori - Corbis

C’est inscrit dans la loi : les élèves français doivent suivre 21 cours d’éducation sexuelle au cours de leur scolarité, du CP à la terminale. Le problème, c'est que celles et ceux bénéficiant d'autant de sessions restent extrêmement rares… Selon le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, au lieu des trois cours annuels obligatoires, les élèves s’en sortiraient en moyenne avec 2,7 cours d’éducation à la sexualité sur douze ans d’études. Une situation inacceptable pour Pap Ndiaye, le ministre de l’Éducation nationale. Invité sur Franceinfo le 12 septembre, il a exprimé sa volonté de corriger le tir dès que possible. "Nous devons améliorer cette situation à la fois pour des objectifs de santé publique, comme faire reculer les grossesses précoces ou lutter contre les maladies sexuellement transmissibles, mais aussi pour des objectifs plus généraux liés aux luttes contre les discriminations, les violences sexuelles et sexistes, la LGBTphobie, les stéréotypes et pour une meilleure égalité entre filles et garçons”, explique-t-il.

La loi qui instaure la règle des 21 cours obligatoires est en vigueur depuis 2001. Elle n’a jamais été respectée. Il y a donc un problème de fond sur lequel il faut mettre le doigt pour le corriger. Interrogé par le journal 20 Minutes sur la question, Pap Ndiaye croit savoir que “certains enseignants ne sont pas très à l’aise pour aborder la question ou redoutent les réactions hostiles de parents d’élèves”.

Un rapport de l’inspection générale (...)

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