Église : un ex-archevêque avoue à son tour des "gestes déplacés"

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L'Église s'enfonce petit à petit dans une crise toujours plus importante. Après les aveux du cardinal Jean-Pierre Ricard, Mgr Jean-Pierre Grallet est à son tour sorti du silence mardi 15 novembre 2022. Dans un message rendu public, dont Le Parisien se fait l'écho le lendemain, l'ancien archevêque de Strasbourg (Bas-Rhin) a avoué avoir eu un mauvais comportement il y a plusieurs années. "À la fin des années 1980, alors que j’étais religieux franciscain, j’ai eu des gestes déplacés envers une jeune femme majeure, comportement que je regrette profondément", a-t-il déclaré tout en assurant assumer la responsabilité de ses actes. Alors que les faits remonteraient à plus de quarante ans et ainsi être prescrits, "une enquête canonique est en cours et un signalement à la justice civile a été effectué", a encore précisé l’ancien évêque. Le parquet a également confirmé qu'une enquête pénale était ouverte après les déclarations de Mgr Jean-Pierre Grallet.

Si l'archevêque s'est décidé à sortir du silence, c'est parce qu'il a été informé qu'une femme avait décidé de témoigner contre lui. "Durant l’été 2022, j’ai appris la déposition de cette femme, je lui ai aussitôt écrit pour lui dire que j’avais failli et lui demander pardon", a-t-il précisé au quotidien catholique La Croix, mercredi 16 novembre 2022. "J’aimerais que tous ceux qui ont commis des faits comme ça viennent le dire", avait insisté Éric de Moulins-Beaufort, le président de la Conférence des évêques de France (CEF), lors de la (...)

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