Électrosensibles : sont-ils des malades imaginaires ?

Carole de Landtsheer

Près de 5 % de Français, majoritairement des femmes, se plaignent de maux attribués aux ondes émises par les smartphones, le Wi-Fi, etc. Une situation inconfortable que les électrosensibles peinent à faire reconnaître…

Maux de tête, nausées, vertiges, palpitations, rougeurs cutanées, fatigue, troubles du sommeil, inconfort digestif… les symptômes de l'électrosensibilité sont pour le moins multiples et variables d'un individu à un autre. Les sources de tous ces problèmes ? Des champs électromagnétiques : ceux de hautes fréquences utilisés en téléphonie mobile, à la radio, à la télévision ou encore dans les fours à micro-ondes mais aussi ceux de basses fréquences émis notamment par les appareils électriques et électroménagers (lampes, écrans d'ordinateur, plaques de cuisson). Or aucune preuve expérimentale solide ne permet actuellement d'établir un lien de causalité entre ce type d'exposition et les troubles décrits. C'est en tout cas la conclusion de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), dans un rapport* fondé sur les recherches de quarante experts. Ainsi, aucune hypothèse pouvant expliquer les symptômes de l'électrosensibilité (causes génétiques et immunitaires, dysfonctionnement du système nerveux central, perturbations dans la production de neurotransmetteurs…) n'a été retenue.

Vers une reconnaissance médicale…

Autant dire que les personnes qui se plaignent de troubles liés aux ondes passent encore souvent pour des hurluberlus, voire pour des malades imaginaires. Combien de médecins, en France, les renvoient à l'hypothèse de troubles psychologiques ? Alors que le...

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