Élues ultraconservatrices : la nouvelle carte du Parti républicain américain

Anaïs Guillon
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En marge de l’élection présidentielle américaine, plusieurs élues républicaines étaient en course pour siéger au Congrès. Si peu de candidates l’ont emporté mardi, la hausse des femmes au sein du Parti républicain témoigne de la volonté des conservateurs de paraître plus moderne, en apparence seulement. Décryptage.  

Le 3 novembre, les Américains ne votaient pas uniquement pour élire le 46e président des États-Unis. Bulletin multiple, leur vote a également permis d’élire les représentants au Congrès. Parmi eux, plusieurs candidates républicaines font leur entrée à la Chambre des représentants. Une tendance qui marque la volonté des conservateurs d’être plus représentatif de la société américaine. Mais qu’on ne s’y trompe pas, cette ouverture est un mouvement en demi-teinte. Anti-IVG, pro-armes, et contre le mouvement #Metoo, ces nouvelles élues suivent la ligne très conservatrice du Parti républicain. 

Le boom des candidates républicaines 

Pendant longtemps, la stratégie des conservateurs a été de choisir les candidats en fonction « de leurs compétences », sans distinction du genre. Une politique qui a désavantagée les femmes, confrontées à un plafond de verre aussi difficile à briser que les mentalités au sein du parti. Une réalité dont personne ne semblait s’émouvoir, jusqu’en 2018. Cette année-là, les très bons résultats d’Alexandria Ocasio-Cortez et des élues progressistes, ont permis au Parti démocrate de remporter plusieurs sièges au sein du Congrès. Soudainement, les conservateurs ont pris conscience que pour gagner, davantage de diversité au sein de leur parti pouvait s’avérer utile.  

Ainsi cette année dans le camp républicain, 22,9% des personnes qui présentaient leur candidature au Congrès étaient des femmes,...

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