Émeutes: plus de 9 personnes jugées sur 10 ont été condamnées

Émeutes: plus de 9 personnes jugées sur 10 ont été condamnées

Un taux élevé de condamnations. Au 1er août dernier, 94% des personnes jugées dans le cadre des violences urbaines survenues après la mort de Nahel le 27 juin ont été condamnées, selon le ministère de la Justice.

Près de 4000 interpellations

Au 1er août, 2107 individus ont été jugés et 1989 ont été condamnés sur un peu moins de 3800 personnes interpellées en lien avec les émeutes survenues fin juin et début juillet. Au total, 94% des personnes passées devant le tribunal ont donc été jugées coupables.

À la même date, 1787 personnes ont été condamnées à des peines de prison et 90% des personnes condamnées l'ont été à de la prison ferme. En moyenne, les peines prononcées s'élevaient à 8,9 mois.

Les interpellations n'ont pas toutes eu lieu juste après les émeutes. Au 19 juillet dernier, 345 personnes avaient été interpellées alors que les violences étaient déjà terminées depuis un moment, grâce à l'exploitation des images de vidéo-surveillance, des relevés d'empreintes digitales ou des traces ADN.

Seulement 400 condamnations à de la prison ferme en 2005

En comparaison, en 2005, un peu moins de 4300 personnes avaient été interpellées et 400 condamnations à de la prison ferme avaient ensuite été prononcées, un ratio bien plus faible qu'en 2023.

À l'époque, les violences urbaines avaient été bien plus longues puisqu'elles avaient duré 21 jours, contre 8 à l'été 2023. Elles étaient survenues en lien avec la mort à Clichy-sous-Bois, de Zyed Benna et Bouna Traoré, deux adolescents qui tentaient d'échapper à la police.

D'autres interpellations sont encore possibles en lien avec les émeutes survenues en juin et juillet derniers, puisque des enquêtes sont toujours en cours. Une information judiciaire a notamment été ouverte pour "tentative d'assassinat" après l'attaque à la voiture-bélier du domicile du maire de L'Haÿ-les-Roses, dans le Val-de-Marne, début juillet.

Par ailleurs dans certaines communes, des bâtiments scolaires ont été endommagés et ne pourront rouvrir le 4 septembre prochain. "On a dû d'abord nettoyer toute la suie (...) Et aujourd'hui, il y a énormément de réparations à faire, le réseau électrique, les vitres", explique à BFMTV le maire Modem de Fontaine, dans l'Isère, Franck Longo.

Article original publié sur BFMTV.com