Épuisement professionnel : les symptômes à prendre au sérieux

Vadym Pastukh

L’OMS (Organisation mondiale de la Santé) définit le burn-out comme “un syndrome résultant d’un stress chronique au travail qui n’a pas été géré avec succès”. Il n’est pas considéré comme une maladie par la classification internationale des maladies de l’OMS. En français, le terme d’épuisement professionnel décrit bien le lien entre les symptômes et le monde du travail. Il est pourtant difficile de donner une définition précise de ce syndrome à la fois émotionnel, physique et psychique dont on parle de plus en plus, tant le terme est mouvant.

Lorsque le terme burn out a été décrit pour la première fois dans les années 70, il s'appliquait aux travailleurs du monde de la santé et du soin, une population qui, encore aujourd’hui, est l’une des plus exposées à l'épuisement professionnel. Puis, peu à peu, il a été appliqué à tous les domaines professionnels exigeants sur le plan émotionnel. Dans son guide d’aide à la prévention du burn out, le ministère du Travail détaille précisément les causes de l’épuisement professionnel, en s’appuyant sur le travail du Collège d’expertise sur le suivi statistique des RPS (risque psychosociaux) qui propose une classification en six axes des facteurs qui peuvent contribuer à l’émergence du burn out.

Intensité, temps et charge de travail, délais et objectifs irréalistes ou mal définis, des interruptions fréquentes, une quantité de travail et des horaires excessifs.

Des relations avec le public émotionnellement exigeantes pour le travailleur, violences (...)

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