Éric Dupond-Moretti : « Chaque Français pourra choisir son nom de famille une fois dans sa vie »

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Les députés de la majorité déposent une proposition de loi visant à simplifier le changement de patronyme. Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, partage en exclusivité dans ELLE la portée politique et personnelle de cette réforme.

ELLE. Pourquoi légiférer sur le nom de famille ?

Éric Dupond-Moretti. Revenons-en à ce qu’est pour nous tous un nom de famille. C’est une identité, c’est une intimité, une histoire, une mémoire et pour une très grande majorité d’entre nous, on est heureux et fier de porter ce nom. Mais, il y a des gens pour qui cela est plus compliqué, cela peut être un problème. Je pense à la mère qui élève seule son enfant. Cela peut être aussi un regret quand on ne peut plus transmettre son nom et qu’il va s’éteindre. Ce peut être une souffrance parfois. Je pense en particulier à l’enfant qui porte le nom d’un homme qui n’a pas été un père mais un géniteur qui a oublié ses devoirs. Ce sera une loi d’égalité entre les parents, une loi de liberté pour chaque Français. Elle sera portée par le député Patrick Vignal, les députés de la majorité et est soutenue par un collectif, « Porte Mon Nom ». 

Cette loi concernera-t-elle les majeurs et les mineurs ?

Pour les mineurs, prenons l’exemple le plus classique. Une maman élève seule son enfant qui porte le nom de son père. Quand elle veut l’inscrire à la cantine ou au judo, on lui demande s’il s’agit bien de son fils ou de sa fille. Elle doit alors justifier de sa maternité et exhiber son livret de famille. Il y a quelque chose d’humiliant dans cette démarche. La loi permettra que l’enfant puisse porter, à titre d’usage, le nom de la mère, soit en ne portant que son nom,...

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