Les États-Unis vont exécuter une femme pour la première fois depuis 1953

Anaïs Guillon
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Le 12 janvier, Lisa Montgomery, condamnée pour le meurtre d’une femme enceinte, doit subir la peine capitale. Coupable d’un crime odieux, elle souffre d’une grave maladie mentale.

Marquer les esprits jusqu’au bout. À l’approche de la fin de son mandat, Donald Trump multiplie les exécutions fédérales alors que la tradition veut que le gouvernement s’abstienne de prononcer une peine de mort en période de transition politique. Depuis le 14 juillet 2020, huit Américains ont reçu une injection mortelle au pénitencier fédéral de Terre Haute dans l’Indiana, qui abrite le couloir de la mort. D’ici le 20 janvier, cinq nouvelles exécutions sont prévues. Une cruauté à laquelle n’échappera sans doute pas Lisa Montgomery, condamnée en 2007 à la peine capitale pour avoir tué une femme enceinte.

Un enfant à tout prix

En 2004, Lisa Montgomery avait 36 ans. Mère de quatre enfants, elle venait de subir une ligature des trompes lorsqu’elle s’est inscrite sur un forum de discussion en ligne. Elle y repère Bobbie Stinnett, une éleveuse de chiens, enceinte de huit mois. Se faisant passer pour une certaine « Darlene Fischer », Lisa Montgomery trompe la jeune femme en lui expliquant qu'elle attend aussi un heureux événement. Ne voyant aucun signal d’alerte sur les véritables intentions de sa nouvelle connaissance, Bobbie Stinnett échange régulièrement avec elle sur sa grossesse. Le 16 janvier 2004, Lisa Montgomery prétexte l’achat d’un terrier pour se présenter à son domicile. À l’abri des regards, Lisa Montgomery passe à l’acte. Elle étrangle la future mère à l’aide d’une corde, avant de lui extraire son...

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