"Comment étiez-vous habillée ?" : quand l'ONU dénonce le victim blaming

Abaca
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C'est une question tout autant posée que le fameux "Mais pourquoi êtes-vous restée ?" décochée aux victimes de violences conjugales : "Comment étiez-vous habillée ?". Cette interrogation est systématiquement posée aux victimes de viol. Trop souvent, elle peut malheureusement engendrer du "victim blaming" : autrement dit, une manière de culpabiliser la victime en jugeant son look, ses actes, son attitude au moment de l'agression.

Et justement, "Comment étiez-vous habillée ?" est aussi le titre d'une exposition organisée par l'ONU. Que voit-on dans cette expo ? Simple : y sont épinglées 103 tenues portées par des femmes victimes de viol. On ne peut guère faire plus éloquent. Le but de cet événement qui se tient à New York jusqu'à la fin août est donc de dénoncer ce blâme des victimes, en démontrant que, non, une tenue n'est pour rien dans une agression.

Et plus globalement d'épingler la "culture du viol", cette manière dont la société, par ses discours médiatiques et ses productions culturelles notamment, euphémise les violences et sexualise le corps des femmes.

"Le vêtement est sans importance"

D'autant plus important, rapporte le magazine Elle, à l'heure où, selon un sondage réalisé par l'association Mémoire Traumatique et Victimologie, 27 % des personnes interrogées croient encore que "porter une tenue sexy pouvait être un motif pour déresponsabiliser le violeur". Un chiffre accablant qui nécessite des actions.

A l'inverse,...

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