Non, être triste après la mort d'Elizabeth II n'est pas honteux

Abaca
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On s'y attendait, on la redoutait et l'annonce est finalement tombée ce 8 septembre, presque en douceur : la reine est morte. Et malgré nous, fervent·e·s partisan·e·s de la République, nous n'avons pu nous empêcher d'avoir le coeur serré. Voire même de lâcher une larmichette. Mais pourquoi l'annonce de la disparition de la reine d'Angleterre nous touche-t-elle autant ? Spoiler : ce n'est pas sale.

David Kessler, spécialiste du deuil et fondateur de Grief.com, explique à People : "C'est vraiment comme une matriarche qui meurt". Car Elizabeth II, pour la plupart d'entre nous, aura toujours été là. Une figure familière, presque intime. La reine était cette petite grand-mère un peu guindée portant des chapeaux rigolos que l'on apercevait à la télé, sur les couvertures de journaux ou dans les boutiques de souvenirs lors de nos voyages scolaires à Londres. Une silhouette qui a traversé les années jusqu'à devenir une toile de fond de nos vies.

"Ces figures nous relient aussi à nous-mêmes. Nous nous souvenons non seulement de leurs événements marquants, mais aussi de la façon dont ces événements marquants sont liés aux nôtres. Sa mort n'est pas seulement la fin de sa vie, mais elle reflète nos propres passages dans la vie."

En Angleterre, bien sûr, la disparition de la reine résonne comme la fin d'une époque dans un pays où Elizabeth incarnait une forme de stabilité. "Les gens peuvent avoir l'impression que c'est la fin d'une époque, ou la fin...

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