13 novembre : Hasna Aït Boulahcen, des « soirées vodka-cocaïne » à la planque de djihadistes

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Présentée un temps comme la première femme kamikaze en France, Hasna Aït Boulahcen est morte lors de l'assaut de l'unité d'élite de la police à Saint-Denis avec son cousin d'Abdelhamid Abaaoud, cerveau des attentats du 13 Novembre.

Hasna Aït Boulahcen, amatrice de « soirées vodka et cocaïne », à l'enfance chaotique, s'est muée en intendante de djihadistes. Dans la cité des 3 000 à Aulnay-sous-Bois (région parisienne), où vit sa mère, on se souvient d'elle. « Hasna, c'était une fofolle, elle aimait bien faire la fête », raconte Safia*, une amie d'enfance. « On aimait bien délirer aux Champs [-Élysées] », poursuit la jeune femme. À Paris, les deux copines ont partagé des « soirées vodka, champagne et coke. » 

Près de six ans après les pires attentats jamais commis en France, qui ont fait 130 morts en novembre 2015, le souvenir reste intact pour Safia. Lorsque cette mère de famille a vu la photo de son amie sur toutes les chaînes de télévision, c'était « l'incompréhension ». 

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Un départ en Syrie avorté 

« Hasna, c'était une naïve. Elle s'est fait embobiner par son cousin », explique la jeune femme. Mais dans la cité, on avait noté le changement. Depuis le retour d'un voyage au Maroc à l'été 2015, la jeune brune filiforme avait troqué sa minijupe et son chapeau de cowboy pour un niqab (voile intégral), explique un voisin. 

À qui voulait l'entendre, la jeune femme affirmait qu'« elle allait se rendre en Syrie », poursuit le retraité. Mais elle a fini par changer d'avis, considérant le pays « trop rigoriste. »  

« Gamine, elle n'avait aucun cadre éducatif », se désole ce voisin. 

Née le 12...

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