17 mars 2020, la vie normale s’arrête : comment le Covid a changé leur existence

Maïlis Rey-Bethbeder
·2 min de lecture

Clara était au milieu de la jungle quand elle a appris la nouvelle du confinement et dû rentrer en France en urgence. Sébastien était chanteur d’opéra, il livre aujourd’hui des repas. La pandémie leur a fait perdre une carrière-passion, un échange universitaire rêvé, elle a mis à mal leur santé mentale, joué avec leurs nerfs, et totalement bouleversé leur quotidien. Pour ELLE, sept Français aux parcours très différents ont accepté de revenir sur un an de vie avec le Covid-19.  

Clara, 20 ans, étudiante : « Je me souviens d’un déluge de messages. » 

Quelques jours avant que le confinement soit annoncé en France, je suis partie dans un festival dans la jungle pendant 4 jours, sans réseau. J’étais alors en échange universitaire au Mexique depuis deux mois. On s’était dit « en quatre jours, le monde ne va pas se retourner ». Quand on était dans le bus pour rentrer et qu’on a de nouveau eu du réseau, on a reçu des quinzaines d’appels, de messages de nos familles, de l’ambassade, du consulat français... Je me souviens de tous les téléphones qui se sont mis à sonner d’un coup, d’un déluge de messages. On ne comprenait pas ce qu’il se passait, on s’est dit « mais comment la situation a-t-elle pu changer aussi rapidement ? ». Le choc a été très brutal parce qu’on était dans une bulle d’euphorie, dans un cadre magnifique.  

« Pour moi, c’était la fin d’un rêve » 

J’ai décidé de rentrer. J’ai pensé : « tu es à l’autre bout du monde, comment ça se passe si ce virus est vraiment dangereux ? On ne le connaît pas encore très bien... ». J’ai eu peur aussi pour mes parents, qui étaient assez âgés. Je voulais être là pour eux s’il leur arrivait quelque chose. Je n’ai pas trouvé de vol pour Paris, tous mes tickets étaient annulés malgré quatre tentatives, mais j’ai pu aller jusqu’à Amsterdam. J’ai patienté deux jours aux Pays-Bas pour pouvoir rentrer à Paris, puis de Paris...

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