En 2001, la France découvre le sort des Afghanes sous le régime taliban

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Et vingt ans plus tard, l’histoire se répète.

« Des fantômes rasant les murs. » Voilà comment, en 1998, les Afghanes étaient décrites au journal télévisé en France. Les Talibans dirigent alors le pays depuis deux ans, et les femmes, « sources de tentations impures », ne peuvent sortir que couvertes de la tête aux pieds du tchadri, voile intégral ancêtre de la burqa. La peur et la culpabilité règnent. Elles ne peuvent plus aller à l’école, ni travailler : l’enseignement est interdit aux filles de plus de 9 ans. 

Réfugiées dans des camps au Pakistan, certaines d’entre elles témoignent auprès des journalistes. « Je marchais dans la rue, et à l’improviste, quelqu’un m’a donné un coup de fouet sur la tête. C’est alors que j’ai décidé de quitter Kaboul.» « Je suis ce que Dieu me dit, pas ce que les Talibans m’imposent, ajoute une autre, voilée mais visage découvert. Je n’ai qu’à cacher mes cheveux, pas mon visage. » 

Refuser l’indifférence 

Nouveau choc et nouveaux reportages en mars 2001, quand les Talibans détruisent les Bouddhas de Bâmiyân : toute représentation humaine est interdite par la charia, alors renforcée en Afghanistan par l’envoi de Mutawas, milice de répression du vice, par l'Arabie Saoudite. ELLE décide alors de consacrer sa Une aux femmes afghanes, victimes directes de la répression islamique — un appel à « refuser l’indifférence », alors que le monde prend la mesure des conditions de vie dans le pays. 

Le même jour, des réfugiées...

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