23 % des hommes considèrent qu'il faut parfois être violent pour se faire respecter, selon un rapport du HCE

© FRED SCHEIBER/SIPA

Malgré la sensibilisation qu'a provoqué le mouvement #MeToo, le sexisme perdure en France, notamment avec des « réflexes masculinistes » chez les jeunes hommes, déplore dans un rapport rendu lundi 23 janvier le Haut Conseil français à l'Égalité (HCE), qui demande notamment de réguler les contenus numériques.

« Le sexisme ne recule pas en France. Au contraire, certaines de ses manifestations les plus violentes s'aggravent et les jeunes générations sont les plus touchées », écrit le HCE, une instance consultative indépendante dans un rapport édifiant rendu public ce lundi 23 janvier, en prévision de la Journée nationale de lutte contre le sexisme. Il note que « cinq ans après #MeToo », la « société française reste sexiste dans toutes les sphères »: publique, privée, professionnelle, médiatique...

« L'opinion reconnaît et déplore l'existence du sexisme mais ne le rejette pas en pratique, majoritairement chez les hommes », selon le rapport qui s'appuie sur les chiffres officiels et sur un baromètre réalisé par l'institut ViaVoice auprès de 2 500 personnes représentatives.

Sa présidente, Sylvie Pierre-Brossolette, doit être reçue par le président Emmanuel Macron mercredi, à l'occasion de la Journée contre le sexisme. Le HCE, qui fête ses dix ans, participera cette semaine à une campagne de sensibilisation et ouvrira mercredi un « procès contre le sexisme », organisé par le collectif Ensemble contre le sexisme, qui sera clos par la ministre française chargée de l'Égalité hommes-femmes, Isabelle Rome.

Un homme sur quatre pense qu’on « en fait trop sur les agressions sexuelles »

80 % de femmes disent avoir l'impression d'avoir été moins bien traitées en raison de leur sexe au cours de leur vie.

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