32 % des hommes pensent que parler des règles au taf n'est "pas professionnel"

Comment vérifier qu'un sujet est tabou ? En en parlant, bien sûr. Et en observant la réaction des gens alentours. Et dans le cas des règles, ça ne trompe jamais. La preuve ? Le sujet est encore loin d'être accepté en entreprise.

Comment vérifier qu'un sujet est tabou ? En en parlant, bien sûr. Et en observant la réaction des gens alentours. Et dans le cas des règles, ça ne trompe jamais. La preuve ? Le sujet est encore loin d'être accepté en entreprise.

À chaque thread, compte Instagram, livre ou festival militant, l'on se dit que cette fois, c'est bon : les menstruations sont enfin admises par le commun des mortels. Les règles, qui font partie de la vie de bien des femmes, ne susciteront bientôt plus la gêne et le jugement, la honte et la superstition. On les montre, on en parle, on décomplexe. Mais tout n'est pas si simple. C'est d'ailleurs ce que démontre une récente étude, focalisée sur ce qui "se fait" et ce qui "ne se fait pas" au sein de la sphère professionnelle.

Et on ne va pas se mentir, ce que dévoile ce sondage désespère un peu. Dans une étude initiée par une entreprise britannique spécialisé dans les produits d'hygiène, Initial Washroom Hygiene, et dévoilée par Refinery29, on apprend que sur 2 000 employés de bureau interrogés, près d'un tiers seulement de salariés masculins jugeraient "peu professionnel" de voir leurs consoeurs discuter de leurs règles au sein de leur lieu de travail. Bien que ce sujet intime ne les concernent pas vraiment (voire même pas du tout), ces hommes sont effectivement 32 % à exprimer leur malaise quant à l'évocation d'un tel sujet dans ce contexte particulier. Un fait plutôt éloquent et loin d'être si anecdotique.

Ces chiffres ne risquent pas de renverser cette stigmatisation ancestrale qui envenime les menstruations. Car quand la gêne envahit le bureau, elle ne concerne pas seulement deux-trois machos paternalistes. La preuve ? Initiée par Initial Washroom Hygiene, une entreprise britannique spécialisé dans les produits d'hygiène, cette étude nous démontre également que 48% des femmes interrogées se sentiraient mal à l'aise à l'idée "de parler des maux liés à leurs menstruations", comme les crampes menstruelles par exemple.

Les incidences de cette parole obstruée sur le bien-être des employées sont évidemment tout sauf positives. Puisque ce sujet n'est pas suffisamment pris en considération au bureau,...

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