4 idées reçues sur la cortisone

Vrai. "Même pour un traitement de quelques jours, il peut y avoir une rétention d’eau et de sel, avec un risque (rare) d’œdèmes", explique le Pr Gérard Friedlander, physiologiste. Ces effets sont réversibles dès l’arrêt de la cortisone. "Prescrite à fortes doses et de façon prolongée, elle peut entraîner une diminution de la masse musculaire, un risque de diabète, des troubles de l’humeur, une sensibilité aux infections et l'aggravation d’une ostéoporose", précise le spécialiste.

Faux. Contrairement aux opiacées couramment utilisés comme antidouleurs, la cortisone ne présente aucun risque d’addiction. "Mais certains patients, soulagés par ce traitement, ne veulent pas l’arrêter, de peur de voir leurs douleurs réapparaître. Car, de fait, dans guérir la cause, la cortisone calme instantanément les symptômes", indique le Pr Friedlander.

Vrai. Elle ne pose pas de problème pour des soins courts à visée anti-inflammatoire (sinusites, otites…) ou des traitements longs en inhalation (asthme) ou en pommade (dermatite atopique). "Mais en cas de prise prolongée de comprimés, elle peut ralentir la croissance de l’enfant et déséquilibrer un diabète", alerte le Pr Friedlander.

Vrai et faux. Comme elle retient l’eau et le sel, elle fait surtout gonfler. "La cortisone stimule les centres de l'appétit dans le cerveau et augmente la sensation de faim. C'est pourquoi elle induit souvent une prise de poids lorsqu'elle est prise au long cours", mentionne le spécialiste. Un régime peu salé est ainsi (...)

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