4 idées reçues sur l'aspirine

Depuis son invention à la fin du 19e siècle, ce médicament est devenu l'un des médicaments les plus utilisés au monde. Réputée pour ses propriétés anti-inflammatoires, analgésiques et antipyrétiques, l'aspirine soulage la douleur, en réduisant l'inflammation et en prévenant certaines maladies cardiovasculaires. Attention cependant à bien respecter sa posologie et ses contre-indications.

VRAI et FAUX. En prévention secondaire, après un infarctus, un AVC, ou une artériopathie des jambes (artérite), l’aspirine a clairement démontré un bénéfice. En prévention primaire en revanche, chez les patients à haut risque n’ayant pas encore fait d’événement cardio-vasculaire, elle présente autant de risques hémorragiques que de bénéfices et n’est plus administrée.

FAUX. Au contraire ! L'acide acétylsalicylique inhibe une enzyme impliquée dans le contrôle de l’acidité de l’estomac et dans l’agrégation des plaquettes sanguines. En prendre peut donc augmenter, à la fois le risque d’ulcère gastrique et celui d’événement hémorragique digestif, surtout en présence d’ulcère gastro-duodénal. D’une manière générale, l’aspirine augmente les risques de saignement, notamment dans le cerveau en cas de chute avec trauma crânien, au niveau intestinal en cas de cancer du côlon, ou urinaire en cas de cancer de la vessie.

FAUX. Il s’agit bien d’un fluidifiant sanguin, mais de la famille des antiagrégants plaquettaires, dont la puissance de fluidification sanguine est inférieure à celle des anticoagulants. On (...)

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