5 vérités sur l’infarctus intestinal

Moins fréquent que celui du cœur (myocarde) ou du cerveau (AVC), l’infarctus du ventre fait partie des pathologies à prendre très au sérieux.

1/ L'intestin privé de sang et d'oxygène

L’infarctus intestinal, appelé également ischémie mésentérique aiguë, est une forme d’accident vasculaire, au même titre que l’AVC au niveau cérébral ou l’infarctus du myocarde au niveau cardiaque. En cause ? La formation d’un caillot qui va venir obstruer partiellement ou totalement l'artère mésentérique ou les vaisseaux qui irriguent l’intestin. La digestion ne peut plus se faire correctement. Privée de sang et d’oxygène, cette partie du tube digestif peut finir par se nécroser et entraîner la mort.

2/ Les seniors en première ligne

Cette pathologie touche principalement les plus de 70 ans mais les jeunes ne sont pas épargnés. Plusieurs facteurs de risque sont maintenant bien identifiés : l’hypercholestéromie, le tabagisme, l’obésité, les problèmes cardio-vasculaires (arythmie cardiaque, troubles au niveau de la coagulation). Les hommes sont un peu plus concernés que les femmes, bien que cette différence tend à disparaître. Comme pour les autres types d’infarctus, le risque de récidive existe.

3/ Une urgence absolue

Dans la très grande majorité des cas, il nécessite une prise en charge très rapide, idéalement dans les 24 heures. Elle va mobiliser une équipe pluridisciplinaire : gastro-entérologues, réanimateurs, radiologues, chirurgiens vasculaires, chirurgiens digestifs… Si le vaisseau sanguin peut être débouché rapidement, la souffrance intestinale peut être réversible et il est possible d’éviter la nécrose. Le risque de mortalité est alors diminué. Cependant, si la souffrance intestinale se prolonge, la seule solution reste l’ablation partielle ou totale de l’intestin.

4/ Des symptômes difficiles à repérer

Il n’existe pas de signes d’alerte spécifiques à l’infarctus intestinal. Maux de ventre, diarrhées, sang dans les selles : ces symptômes variés peuvent aussi évoquer d’autres pathologies. Il n’y a pas non plus de marqueur sanguin spécifique. Le seul moyen pour établir le diagnostic reste le scanner abdominal.

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