70 ans de transgression de la jeunesse en un documentaire

Mathieu Dejean
·1 min de lecture
©  Hermann Miller/RBM Vintage/Arte
© Hermann Miller/RBM Vintage/Arte

En 2019, les oreilles du vieux monde sifflent quand Greta Thunberg diffuse son message pour sauver la planète : “Ici et maintenant, c’est là que nous traçons la ligne. Le monde se réveille, et le changement arrive, que ça vous plaise ou non.” La militante écologiste âgée de 16 ans, figure de proue d’un mouvement mondial animé par de très jeunes personnes, s’attire les foudres d’un pouvoir englué dans le statu quo.

Inconsciemment, elle met en évidence une ligne de démarcation ancienne, et sur laquelle chaque nouvelle génération repasse invariablement : celle qui sépare la jeunesse rebelle, idéaliste, agissante de ses aîné·es tantôt cyniques, tantôt las·ses de lutter.

Naturellement, la musique est la forme artistique qui reflète le mieux les cris de rage, les désillusions et les rêves de chaque époque

En 1950, rive gauche à Paris, le fondateur de l’Internationale lettriste, Isidore Isou, 25 ans, appelle déjà “la masse des jeunes qui luttent pour tout bouleverser” à cesser de se servir de marchandises “pour devenir consommateurs de leur propre élan” (selon les mots de son manifeste intitulé Le Soulèvement de la jeunesse). C’est là que commence Histoire bruyante de la jeunesse, un documentaire en deux parties réalisé par Aurélien Guégan et Marie Durrieu, et produit par Christophe Nick (ancien journaliste d’Actuel, qui s’intéresse depuis longtemps aux contre-cultures et à celles et ceux qui cherchent à accélérer le cours de l’histoire).

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