72 heures à San Francisco

C’est la ville que tous les européens adorent. A raison. Suffisamment américaine pour nous fasciner, mais assez de charme « vieux continent » pour vraiment nous plaire. Si on le veut, en un gros week-end, on peut en voir beaucoup. Et réattaquer sa semaine, totalement dépaysé. On a essayé. Et ça vaut le coup.

Jour 1

Une voiture autonome, Fisherman’s Wharf et Alcatraz

D’emblée, on comprend que l’on est dans une ville où les nouvelles technologies font partie du quotidien. Quand devant notre taxi, une voiture étrange, bardée de tuyaux sur le toit, franchit une intersection avec grande prudence. Contrairement à nous, le chauffeur ne s’impatiente pas. Ni ne s’étonne de l’aspect futuriste du véhicule. Sans doute parce qu’il serait inutile de klaxonner. Car c’est une voiture autonome. « Il y en a plein ici. But no good. Elles ont plein d’accidents ! » explique le chauffeur lituanien pour justifier son mépris devant cette voiture qu’on ne peut pourtant s’empêcher de regarder, fasciné, tant elle circule facilement au milieu du trafic. En passant devant un building du Financial District, le chauffeur nous signale le QG de Twitter, plus loin celui de Uber, ralentit devant Amazon Go, le supermarché sans caisse « où on se sert et on sort sans s’arrêter pour payer. But very expensive ! » râle-t-il à nouveau. Les produits étant scannés dès l’instant où vous les mettez dans votre panier, puis sont débités sur votre carte de crédit si vous décidez finalement de sortir avec.

Pour découvrir San Francisco « tranquillement », sans se soucier de chercher son chemin, ni d’escalader des rues à 25° de pente, autant commencer par le Fisherman’s Wharf. C’est le quartier aux abords de la promenade qui court le long de la baie. Assez touristique, il faut le(...)


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