8 questions à se poser avant de faire tomber une cloison

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Envie d’une grande pièce comme dans les magazines de déco ? « Au-delà de l’aspect esthétique, il faut que ça ait du sens », prévient l’architecte d’intérieur Valérie Laporte-Volatier (lesmursontdesoreilles.com). Abattre une cloison agrandit les volumes, fluidifie la circulation et redistribue l’espace. Salon, salle à manger, cuisine : plutôt qu’une enfilade de pièces, on crée un grand séjour où les activités cohabitent. En bonus, on peut gagner en luminosité en récupérant des fenêtres. Une entrée trop vaste, un couloir extra-large… ? Pour exploiter ces mètres carrés mal placés, casser les cloisons est aussi une solution.

Imaginer la façon dont on va vivre dans un lieu décloisonné est essentiel. Une cuisine ouverte est conviviale, mais va-t-on supporter les odeurs de cuisson dans le séjour ? Et la vue sur l’électroménager depuis le canapé, acceptable ou pas ? Autre exemple, la cloison que l’on souhaite supprimer entre le séjour et l’entrée élimine aussi les rangements pour les manteaux, les chaussures… Et le bazar risque d’atterrir au salon. Si on rêve d’une suite parentale avec salle de bains ouverte sur la chambre, on se pose la question du confort et du manque d’intimité. Et si, en couple, on n’a pas les mêmes horaires, cela peut générer quelques crispations…

« Quand on perd des murs, disposer des meubles devient plus complexe », constate Valérie Laporte-Volatier. Alors, on anticipe en dessinant un plan en 3D de la future pièce avec un logiciel gratuit (home.by.me, par exemple). On peut aussi demander une étude à un architecte d’intérieur. « Il est mieux parfois d’ouvrir seulement la partie haute et de laisser un soubassement pour y placer les meubles. »

On s’assure que le mur n’est pas porteur en examinant son épaisseur et en « toquant » dessus. Moins de 10 cm et un son creux ? C’est une simple cloison. On regarde également les plans de l’habitation : les murs porteurs y sont dessinés. « Attention, dans les immeubles anciens, les cloisons peuvent devenir porteuses (...)

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