Accueillir un réfugié chez soi : ces familles l’ont fait !

Anne Lamy

Héberger un migrant ? Parfois, on y pense… Eux ont sauté le pas. Ils nous racontent.

Des couples dont l’ado est parti poursuivre ses études – une chambre s’est libérée –, des retraités qui ont de l’espace et du temps, mais aussi des familles qui ont des enfants en bas âge*… ces Français qui ouvrent leur porte à des migrants ne sont pas toujours engagés politiquement ni libres de toutes contraintes, observent les associations. Qu’ils vivent en ville ou à la campagne, ils ont d’abord de la place chez eux. Et dans le cœur. Il est difficile aussi de les dénombrer, si ce n’est que, sur 120 000 migrants qui, en 2018, ont déposé une demande d’asile à l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides), de 2 à 3 % seulement ont été accueillis dans des familles. « Mais les bonnes volontés sont là », observe Pascal Brice, auteur de Sur le fil de l’asile (Fayard) et ex-directeur de l’Ofpra. Ce qui manque en général, c’est le contact, la connaissance d’une association qui provoquera le déclic. « Dès que la rencontre peut se produire, les barrières tombent, y compris pour la personne migrante qui ne trouve pas qu’un lieu d’hébergement mais un lieu d’insertion et d’intégration dans le quotidien d’une famille française », note Antoine Paumard, directeur de JRS France. Pas si simple pourtant… « La famille doit être accompagnée et ne pas se mettre la barre trop haut quand elle est confrontée, par exemple, à la souffrance psychique de la personne qu’elle accueille », ajoute Pascal Brice. Il ne s’agit pas de prendre tout en c...Lire la suite sur Femina.fr

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