Adèle Exarchopoulos : "J'ai vendu des sandwichs pendant deux mois, sous un faux nom"

Paola Genone

La vie d’Adèle est un roman. Actrice épanouie et jeune maman, elle avance, du haut de ses 25 ans, avec son naturel et sa sensualité désarmante. Avant la sortie de Revenir, film primé à Venise, l’égérie Bulgari se confie sans masque.

Elle est belle sans le chercher. Abrasive, sensuelle, sophistiquée, derrière son allure de fauve non apprivoisé. Un condensé d'intensité sans filtre comme la collégienne amoureuse d'une peintre aux cheveux bleus dans La Vie d'Adèle, ce film qui l'a consacrée (Palme d'or à Cannes en 2013) et a donné le vertige au cinéma français. Après un retour remarqué au dernier Festival de Cannes pour présenter Sybil, de Justine Triet, magnifique portrait en miroir avec Virginie Efira, la comédienne de 25 ans semble littéralement sortir de l'écran par sa présence dans Revenir, de Jessica Palud (sortie le 29 janvier 2020), Prix Orizzonti du meilleur scénario à la Mostra de Venise. Dans cette fresque intimiste, Adèle Exarchopoulos et son partenaire, Niels Schneider, rappellent les deux jeunes tourmentés d'À l'est d'Éden, d'Elia Kazan, leur rage de vivre, leur besoin de trouver une âme sœur dans un monde accablant de non-dits.

Jeune maman en adoration devant son fils, Ismaël, 2 ans et demi, qu'elle a eu avec un rappeur, et ambassadrice joaillerie et horlogerie de Bulgari, Adèle Exarchopoulos explore tous les genres puisqu'elle vient aussi de tourner un thriller politique - BAC Nord, de Cédric Jimenez - et une comédie d'auteur - Mandibules, de Quentin Dupieux. Un sourire dans la voix, l'actrice parle avec fougue de sa carrière et de sa vie, passant d'un langage onomatopéique - "Wah", "Boom", "Ouf !" - à une justesse de la formule, reflet de son esprit vif et sagace. "La justesse est un devoir", dit-elle avec son charme rugueux.

Madame Figaro. - Quelles impressions gardez-vous du tournage de Revenir et de votre personnage (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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