Affaire de la Josacine : l'ombre d'un doute

Nathalie Dupuis

Avec la sortie du livre de Corinne Tanay, maman d'Emilie, empoisonnée en 1994, l'affaire pourrait connaître un revirement spectaculaire.

Durant des années, elle n'a pas eu le moindre doute. Mais une certitude. Celle de la culpabilité de Jean-Marc Deperrois condamné pour « empoisonnement avec préméditation », et responsable de la mort de sa fille unique. Corinne Tanay vient pourtant de sortir un livre* troublant, bâti comme une contre-enquête, qui, sans dédouaner le principal suspect, dévoile des zones d'ombre sur un fait divers qui a secoué la France entière : l'affaire de la Josacine.

Le 11 juin 1994, Émilie Tanay, 9 ans, passe le week-end chez un camarade de classe, Jérôme, au domicile de Sylvie et Jean-Michel Tocqueville, à Gruchet-le-Valasse (76). L'enfant a une bronchite et doit prendre une cuillerée de Josacine, antibiotique préparé par sa mère. Juste après avoir l'avalée, Émilie se précipite pour se rincer la bouche, puis elle s'écroule. Transportée inconsciente à l'hôpital, elle décède à 22 h 30 après trois arrêts cardiaques. On croit à une rupture d'anévrisme, avant de récupérer le flacon de Josacine, et de découvrir qu'il contient du cyanure. L'autopsie révèle que l'enfant a été empoisonnée. Le parquet ouvre une enquête, et, en garde à vue, Sylvie Tocqueville avoue avoir une liaison avec un notable, Jean-Marc Deperrois, adjoint au maire de Gruchet, alors qu'elle-même est secrétaire à la mairie. L'homme est entendu, avoue l'adultère, mais, alors que les gendarmes en ont la preuve, il réfute avoir acheté un mois auparavant du cyanure, dont il s'est...

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