Affaire Mediator : la terrible autopsie d’une victime dévoilée

·1 min de lecture

Le scandale du Mediator vient de connaître un dénouement lundi 29 mars 2021, dix ans après l’ouverture d’une information judiciaire et près de dix-huit mois de procès. Les laboratoires Servier ont été condamnés pour "tromperie aggravée" et "homicides involontaires". Une véritable victoire pour Irène Frachon, pneumologue et lanceuse d’alerte sur l’affaire du Médiator. "D’abord, rappelons que ces personnes ont été empoisonnées, et ont été empoisonnées sciemment", commence-t-elle sur le plateau de C à vous, lundi 29 mars 2021. "Quand l’affaire a démarré, on a dit ‘c’est impossible, les laboratoires, les médecins, ne peuvent pas sciemment exposer des consommateurs à un produit dont ils connaissent la toxicité'. Et pourtant, cet impensable a été jugé aujourd’hui. Le verdict est absolument lumineux". Selon elle, les laboratoires étaient au courant depuis le début de la toxicité du Mediator, car ils avaient déjà eu le même problème avec un autre médicament, l’Isoméride, un coupe-faim. Elle a apporté, pour illustrer son propos, des images d’autopsies d'une victime du Mediator qu’elle a suivie.

Elle explique d’abord les effets de l’Isoméride sur le corps : "Il a été retiré après un apte combat contre Servier, car il tuait en s’attaquant aux vaisseaux des poumons et des valves cardiaques", explique la processionnelle. "Il se trouve que les Américains ont cherché pourquoi l’Isoméride tuait. Dans l’organisme, elle se transforme et devient de l’amphétamine. Ils ont dit ‘attention, si l’Isoméride (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite