Affaire Péchier : le parquet conteste la possibilité de l'anesthésiste d'exercer la médecine

© SEBASTIEN BOZON/AFP

Mis en examen pour 24 empoisonnements de patients et soupçonné de 8 autres, l’anesthésiste Frédéric Péchier s’est vu réautoriser à exercer la médecine, à l’exception de l’anesthésie.

L'anesthésiste Frédéric Péchier, mis en examen à Besançon pour 24 empoisonnements de patients et soupçonnés de huit autres, faits présumés qu'il nie, a vu mercredi 11 janvier son contrôle judiciaire allégé, lui laissant entrevoir une possible reprise d'activité médicale, à l'exception de l'anesthésie.

« L'interdiction d'exercer la médecine ne concerne que la spécialité de médecin anesthésiste » et ne porte pas « sur la globalité de l'exercice professionnel », a indiqué dans un communiqué la procureure générale de Besançon, Marie-Christine Tarrare.

Le dernier mot quant à une éventuelle reprise de l'activité médicale hors anesthésie de Frédéric Péchier, frappé depuis le début de l'affaire d'une interdiction globale d'exercer, reviendra toutefois au conseil de l'ordre des médecins, précise la magistrate, qui relaie l'arrêt rendu mercredi par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon.

Cette dernière avait entendu le 4 janvier le Dr Péchier : ce dernier avait fait appel de son contrôle judiciaire et souhaitait notamment retravailler comme praticien.

Des poches d’anesthésie polluées au potassium

Frédéric Péchier, 50 ans, est suspecté d'avoir pollué les poches de perfusion de patients pour provoquer des arrêts cardiaques puis démontrer ses talents de réanimateur, mais aussi discréditer des collègues avec lesquels il était en conflit. Il n'a eu de cesse de clamer son innocence depuis le...

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