Affaire Quatennens : la gifle, un signal d'alarme encore trop souvent minimisé

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Symptôme alarmant de violences conjugales, la gifle reste encore trop souvent minimisée par l’opinion publique.

Figure de la jeune garde de La France insoumise (LFI) et député, Adrien Quatennens a reconnu avoir « donné une gifle » à son épouse, « dans un contexte d'extrême tension et d'agressivité mutuelle ». Le député, qui est sous le coup d'une enquête, a été mis cette semaine « en retrait de son travail parlementaire » par le groupe LFI à l'Assemblée.

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Depuis, l'affaire ne cesse d’être commentée sur les réseaux sociaux. Et pour beaucoup d'internautes, il ne s'agit pas d'un acte grave, comme peut l'être un viol ; d'autres estiment qu'une « gifle exceptionnelle », lors d'un conflit entre époux, n'a « rien à voir » avec des violences conjugales.

Manuel Bompard, député LFI de la quatrième circonscription du Rhône a déclaré ce matin sur CNews qu’une « gifle n’est jamais acceptable, mais elle n’est pas égale à un homme qui bat sa femme tous les jours ».  De nombreux internautes toutefois s'indignaient de l'acte et des réactions de soutien au député.

Liliane Daligand, psychiatre, relève qu'une gifle reste « une atteinte essentielle » à la personne. « Les victimes disent souvent que ça commence par une gifle ou une bousculade, puis les violences physiques s'aggravent », détaille à l'AFP cette spécialiste, également présidente d'une association d'aide aux femmes dans l'agglomération lyonnaise.

« Tout acte de violence physique est grave et inadmissible...Lire la suite de l'article sur Elle.fr

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