Affaire Richard Berry : la réaction de Roselyne Bachelot à la déprogrammation de France 3

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C’est une décision qui a provoqué une vive polémique dans les médias et sur les réseaux sociaux. Le 12 février 2021, France 3 a choisi de déprogrammer le téléfilm La loi de Damien. La raison ? Richard Berry campe le rôle principal. Une véritable atteinte à la présomption d’innocence et une “censure très grave” aux yeux de son avocat, Hervé Temime, qui avait poussé un gros coup de gueule sur le plateau de C à vous. La chaîne et le groupe France Télévisions s’étaient défendus dans un communiqué, justifiant ce “report” par un “devoir de neutralité et d’apaisement”, ainsi que la volonté de “ne pas perturber les démarches judiciaires” en cours. En effet, l’acteur de 70 ans est actuellement visé par une plainte pour viols, agressions sexuelles et corruption de mineur, déposée par sa fille aînée, Coline Berry.

Forcément, cette déprogrammation a fait ressurgir le débat autour de la question : doit-on séparer l’homme de l’artiste ? Lundi 22 février 2021, c’est Roselyne Bachelot qui a été invitée à réagir sur le plateau de BFMTV. Bruce Toussaint a profité de sa présence pour l’interroger sur son opinion concernant la libération de la parole sur les violences sexuelles et l’inceste, ainsi que le rôle du ministère de la Culture dans ces affaires. C’est “avec une grande satisfaction” que la femme politique de 74 ans regarde ce mouvement “salutaire”, qui fait enfin face au “règne de la peur, de la contrainte et de l’intimidation”. Roselyne Bachelot indique avoir “deux piliers dans ce domaine : le respect de la parole de la victime et la présomption d’innocence de l’accusé”. Pour la ministre de la Culture, ces deux piliers ne sont pas contradictoires et “doivent être menés de la même façon”.

Elle déplore cependant que, dans la société actuelle, ces notions sont souvent remises en question. “Il y a une mise en cause médiatique qui peut atteindre la présomption d’innocence, des demandes de sanctions qui sont faites alors que l’enquête n’a pas été menée, et le jugement n’a pas été prononcé”, (...)

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