Affaire Sarah Halimi : « L'état d’ivresse ne devrait pas constituer une cause d'irresponsabilité »

Anaïs Guillon
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Depuis que la Cour de cassation a confirmé l’irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah Halimi, l’affaire suscite un vif émoi. L’avocate Fiona Conan nous explique pourquoi il est urgent de réformer la loi pour que la prise de stupéfiants ne constitue pas une cause d’exonération de responsabilité.  

Il y a quatre ans, Sarah Halimi, une retraitée de confession juive âgée de 65 ans était rouée de coups avant d’être défenestrée à son domicile dans le quartier de Belleville à Paris. L’auteur des faits : Kobili Traoré, son voisin de 27 ans. D’abord mis en examen pour meurtre, ce dernier est finalement poursuivi pour homicide volontaire à caractère antisémite. Il sera examiné par plusieurs psychiatres. L’ensemble du corps médical révèle qu’au moment des faits, le meurtrier était sous l’emprise d'une « bouffée délirante aiguë » provoquée par une forte consommation de cannabis.  

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Lors du procès devant la cour d’appel de Paris en 2019, les juges déclarent le jeune homme pénalement irresponsable du meurtre de Sarah Halimi. Selon eux, le trouble psychique, qui s’est manifesté lors du passage à l’acte, a aboli le discernement du meurtrier. Jusqu’ici en détention provisoire, Kobili Traoré est transféré au sein d’un hôpital psychiatrique. Dans l'opinion publique, cette décision suscite l’incompréhension. La famille de la victime forme alors un pourvoi devant la Cour de cassation, en espérant que les juges du droit reconnaîtront que l’utilisation de produits stupéfiants ne peut servir de base à une cause d’irresponsabilité pénale. Mais il n’en sera rien. Mercredi dernier, la Cour de cassation a confirmé la décision...

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