Affaire Troadec: Hubert Caouissin, meurtrier présumé, s'explique à la barre

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Hubert Caouissin n'en démord pas. "Le magot a toujours existé", a-t-il déclaré à la barre. Ce supposé butin qui l'a conduit à assassiner quatre membres de la famille Troadec. "Je suis toujours ancré dans le passé. Des transitions ne sont pas faites", explique-t-il. Sous traitement antipsychotique depuis sa détention, l'accusé a souhaité l'interrompre pour rester "concentré sur le procès". Pourtant, comme le rapporte Le Monde jeudi 24 juin 2021, l'effet recherché n'a pas été atteint. Incohérent, égaré, paranoïaque, l'accusé passe par tous les états, s'effondrant en larmes lorsqu'il évoque son enfance, sa mère alcoolique. "C’est parce que c’est enfoui tout ça. C’est remonté. Ça fait du mal", confie-t-il, entre de longs silences.

Reprenant ses esprits, il évoque alors sa vie professionnelle - entré comme ouvrier l'Arsenal de Brest à 18 ans - . A l’époque, dans sa maison de Plouguerneau (Finistère), Hubert Caouissin "collectionne" beaucoup de choses : des photos, des magazines, 800 000 images pornographiques, même zoophiles, sur son ordinateur. "Je téléchargeais toutes les rubriques. Dans le lot, j’ai reçu des images inappropriées. Je peux pas m’en empêcher. Moi, je télécharge tout." Puis, il décrit son envie de trouver une compagne et de fonder une famille. Ce sera Lydie Troadec, assistante médicale rencontrée sur internet. Hubert Caouissin raconte ensuite "la descente aux enfers" à partir de 2009, après la naissance de leur fils. Très sensible au bruit, il se plaint de coups de (...)

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