Afghanistan : une ancienne parlementaire dénonce la politique d’effacement des femmes

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Les talibans au pouvoir en Afghanistan « effacent les femmes de la vie publique », a déploré jeudi Fawzia Koofi. L’ancienne vice-présidente du parlement afghan, réagissait après les interdictions d’emploi et d’éducation récemment imposées aux femmes, réclamant des sanctions et pas seulement des condamnations à la communauté internationale.

En quelques jours, les talibans ont interdit aux femmes de suivre des études universitaires et de travailler dans des ONG nationales ou internationales. Ces nouveaux décrets, qui s’ajoutent à ceux déjà pris depuis leur arrivée au pouvoir en août 2021, « interdisent l’accès aux femmes à toutes les sphères de la vie » et « effacent les femmes de la vie publique » regrette Fawzia Koofi, aujourd’hui installée au Royaume-Uni.

Fawzia Koofi était jusqu’à l’arrivée au pouvoir des talibans la vice-présidente du parlement afghan. Elle a quitté son pays en septembre 2021 et est arrivée trois mois plus tard au Royaume-Uni, où vivent ses filles. Elle milite depuis pour les droits des femmes afghanes.

Des femmes qui « ont tout perdu en tant qu’êtres humains et avec elles nous (les Afghanes en exil, N.D.L.R.) avons perdu notre pays, notre identité, notre santé mentale », affirme-t-elle. Pour l’ancienne députée, ces nouvelles restrictions « prouvent » que les talibans sont « les mêmes » qu’il y a vingt ans.

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Depuis leur retour au pouvoir à la mi-août 2021, les talibans ont mis en place un gouvernement exclusivement masculin et restreint le droit des femmes de travailler et étudier.

Pression politique

Face aux restrictions qui se durcissent, Fawzia Koofi, qui a pris part en 2020 aux vaines négociations de paix entre l’ancien gouvernement afghan et les...

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