Afrique du Sud: réunion publique pour calmer les violences visant les mineurs clandestins

Une réunion publique était organisée samedi 6 août dans la banlieue ouest de Johannesburg, après plusieurs jours de violence contre les «Zama zama», des mineurs clandestins exploitent des mines abandonnées dans la zone. Ce sont des individus parmi ces communautés qui sont accusés d’avoir commis un viol collectif qui a provoqué la colère dans le pays, la semaine dernière. Et depuis, ils sont la cible d’attaques de Sud-Africains des townships voisins. Le gouvernement espérait donc désamorcer les tensions en donnant la parole aux habitants.

Avec notre correspondante à Johannesburg, Claire Bargelès

Sibongile, 36 ans, fait partie des centaines de résidents de la banlieue de Krugersdorp qui se sont rendus à cette réunion publique pour partager leur colère avec le ministre de la Police. « Ça devient vraiment difficile ici. J’ai même peur d’aller seule au magasin au coin de la rue. Et quand on se rend à la police pour porter plainte, ensuite, il n’y a jamais rien qui se passe. »

S’il condamne la chasse à l’homme qui vise les mineurs clandestins, souvent étrangers, le président de la Commission des droits de l’homme sud-africaine, Bongani Majola, reproche également au gouvernement de n’avoir rien faire pour régler le problème de ces mines abandonnées.

Le président Cyril Ramaphosa a, lui, promis de concentrer les efforts de la police pour fermer ces mines illégales.


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