Agnès Buzyn sur le coronavirus: "il va y avoir des milliers de morts"

Agnès Buzyn sur le coronavirus: "il va y avoir des milliers de morts"

Femmeactuelle.fr

Qu'allait-elle faire dans cette galère? Au lendemain de sa défaite au premier tour des élections municipales à Paris où elle est arrivée loin derrière Anne Hidalgo et Rachida Dati, Agnès Buzyn se dit qu'elle pourrait être utile ailleurs. Surtout en ce moment. En effet, "ministre un jour, médecin toujours!", ironise celle qui a abandonné la proie pour l'ombre, en quittant le ministère de la santé pour remplacer, au débotté, le candidat LREM à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux. Le journal Le Monde consacre une grande enquête à Agnès Buzyn, candidate malheureuse et ancienne ministre. "Je me demande ce que je fais faire de ma vie", confie-t-elle. Une période d'inaction qui tombe au plus mauvais moment pour celle qui pourrait encore être aux commandes et gérer la crise sanitaire actuelle. "Quand j'ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n'auraient pas lieu", ajoute-t-elle. Erreur. Après avoir consulté le comité scientifique, Emmanuel Macron annonçait, la semaine dernière, que le premier tour des élections municipales aurait bien lieu. On connaît la suite. Le second a été annulé depuis et sera reporté de plusieurs semaines.

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Pour l'ancienne ministre de la santé, avoir maintenu le scrutin est une erreur majeure. "On aurait dû tout arrêter, c'est une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J'avais peur à chaque meeting. J'ai vécu cette campagne de manière dissociée". Pourquoi avoir accepté de remplacer Benjamin Griveaux après avoir dit qu'elle croulait sous les dossiers au ministère de la santé quelques jours plus tôt? Agnès Buzyn explique avoir pris sa décision seule. "Ni Emmanuel Macron ni Edouard Philippe ne m'ont mis la pression. Mais je recevais des milliers de textos me disant - il n'y a que toi. Je me suis dit que je n'allais pas lâcher LREM dans la difficulté. J'ai appelé moi-même

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