« Les ailes collées » de Sophie de Baere, un roman fort comme l'amour

©Renaud_Savignard

Sophie de Baere a obtenu le prix Maison de la Presse pour ce roman déchirant d'une passion qui ne dit jamais son nom.

Entre eux, les mots ne sont jamais venus. Paul avait bien envie de confier les années grises de l’enfance, son père chasseur, et pas seulement de faisans, qui rentrait de plus en plus tard tandis que sa mère se cachait de moins en moins pour noyer son chagrin dans des alcools forts. Joseph, lui, aurait bien raconté son père absent et autoritaire et sa mère perdue dans la solitude, leur petite vie éteinte, à tous les deux, dans un mobil-home décati. Mais les adolescents avaient depuis trop longtemps appris à se taire, leur amitié se passait de confidences, telle une évidence absolue. Grâce au populaire Joseph, Paul n’était plus le bègue dont on se moque, mais un garçon apprécié ; Nathalie Bouchard commençait même à lui tourner autour… Mais c’est le premier baiser d’un autre qui se révèle vertigineux… Un dérapage, une attirance, une nécessité ? Les deux garçons n’ont pas de mot, pas de déclaration. Mais en ces années 1980, les insultes s’abattent sur Paul (Joseph a disparu), une meute de haineux transforme sa vie en enfer sur terre. Et qui pour le défendre ? Le principal parle d’apprentissage de la vie en société, les parents minimisent et s’interrogent sur leur fils, une anomalie ? « Les Ailes collées » raconte une destinée brisée, sans jamais tomber dans aucune situation convenue. L’amour s’y niche là où on ne l’attend pas, et pour conter le lien fou unissant ces taiseux, Sophie de Baere choisit chaque mot...

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