Albert II, l'ex roi des Belges, reconnait sa fille illégitime née hors mariage après un test ADN

L'ancien souverain belge Albert II a révélé officiellement être le père biologique de Delphine Boël, fille illégitime qu'il a eue avec Sibylle de Sélys Longchamps dans les années 1960. En mai 2019, l'homme âgé de 85 ans s'est vu soumettre un test ADN après la décision de la cour d'appel de Bruxelles. S'il avait toujours nié depuis le début des procédures, celui qui a régné de 1993 à 2013 a finalement avoué et reconnu cette paternité, par le biais d'un communiqué de ses avocats : "Sa Majesté le Roi Albert II a pris connaissance des résultats du prélèvement ADN auquel il s'est prêté à la demande de la cour d'appel de Bruxelles. Les conclusions scientifiques indiquent qu'il est le père biologique de Madame Delphine Boël" expliquent-ils. L'ancien roi s'excuse pour cette "procédure" intrusive qui n'a "pas respecté la vie privée des parties." De cette manière, Albert II y met un terme "dans l'honneur et la dignité".

>>> Elisabeth II : le règne le plus long de la monarchie britanique

Cette affaire, qui prend fin ce lundi 27 janvier 2020, résonne comme "un soulagement" pour celle qui était au cœur d'une spirale juridique. Delphine Boël, la fille désormais reconnue, avait lancé en 2013 une procédure devant les tribunaux afin d'obtenir gain de cause. Cette artiste belge de 51 ans est issue de la relation extra-conjugale de sa mère, la baronne Sibylle de Sélys Longchamp avec le Roi Albert II. À l'époque prince héritier, celui-ci était marié depuis 1959 à Paola Ruffo di Calabria. Interrogé par la télévision belge RTL, Marc Uyttendaele, l'avocat de Delphine Boël, a dévoilé que sa cliente, très affectée par cette histoire, est atteinte d'une "blessure affective" et que "rien ne la pansera." Marc Uyttendaele a par la suite blâmé le communiqué partagé par le roi pour son "manque d'élégance, d'humanité, voire de gentillesse."Concernant la question sensible de l'héritage, l'avocat de Delphine Boel a expliqué que sa cliente "en tant que quatrième enfant" est légitime pour toucher sa part.

(...) Cliquez ici pour voir la suite