Alcoolisme : cette durée d’abstinence permettrait de réparer les dommages cérébraux, selon une étude

L’alcool est considéré au niveau mondial comme “le troisième facteur de risque de morbidité après l’hypertension artérielle et le tabac” indique le ministère de la Santé et de la Prévention. Sa consommation excessive peut être à l’origine de certaines maladies chroniques telles que des troubles cardiovasculaires, des maladies du foie et du pancréas, de l’hypertension artérielle ou des troubles psychiques.

L’alcool n’est également pas sans conséquence pour le cerveau. En effet, des études antérieures ont montré que les personnes dépendantes à l’alcool ont tendance à présenter un amincissement des régions du cortex, pourtant essentielles à de nombreuses fonctions cognitives. Par exemple, le cortex préfrontal, qui est une zone impliquée dans la planification et la prise de décision, peut devenir moins actif avec une dépendance à l'alcool. Mais alors est-il possible de récupérer une épaisseur corticale normale après avoir bu de l’alcool en excès ?

Une étude parue dans la revue scientifique Alcohol s’est intéressée à la durée de récupération de l’épaisseur cortical régionale en cas d’abstinence prolongée chez les personnes souffrant de troubles liés à la consommation d’alcool, autrement dit de dépendance à l’alcool.

Pour mener à bien cette étude, les scientifiques ont suivi des patients du San Francisco VA Medical Center (Etats-Unis) souffrant de troubles liés à la consommation excessive d’alcool. Les participants ont passé des scanners cérébraux à différents stades de leur abstinence, (...)

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