Alcoolisme : « J’ai mis 10 ans à me reconstruire », confie Laurence Cottet

Catherine Robin

À l'initiative du « Mois sobre », qui aura lieu en janvier, Laurence Cottet nous raconte sa victoire sur l'alcoolisme.

Stationnée sur une aire d'autoroute du sud de la France pour répondre par téléphone à nos questions, elle évoque avec bienveillance « Mme Levo », « Mme Distilbène » ou « Mme Dépakine ». Des surnoms empruntés aux combats que ces femmes n'ont pas eu le choix de mener et que raconte, dans son livre « Les Résistantes », la journaliste Florence Méréo (lire ci-dessous). Son combat à elle, Laurence Cottet, c'est « la maladie alcoolique », comme elle dit. Elle y est « tombée » à la mort prématurée de son mari, en 1995. Et c'est une autre chute qui l'en a sortie. Celle qui l'a mise à terre, en coma éthylique, le 23 janvier 2009, lors de la cérémonie des vœux de son entreprise, Vinci, où elle était, à l'époque, cadre supérieure. « Au moment où je m'effondre, je perds ma dignité de femme, mes amis, mon emploi. La seule chose qui compte alors, c'est de me soigner. Mais je n'ai pas trouvé immédiatement la bonne porte. J'ai mis trois à quatre ans pour y par venir vraiment. C'est alors que j'ai perdu ma petite sœur qui, elle aussi, avait des problèmes avec l'alcool et qui s'est suicidée. Là, j'ai eu le déclic et je me suis dit qu'il fallait parler de l'alcoolisme, des souffrances endurées par ceux qui sont dépendants et faire changer le regard sur cette maladie. » En particulier celui que l'on porte sur l'alcoolisme au féminin, tabou suprême. « On dit toujours des hommes, un peu en rigolant, qu'ils ont une sacrée descente, on leur...

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