Alice Taglioni : « On se nourrit tous de nos souvenirs d’enfance »

Anne Michelet

Alice Taglioni est solaire et émouvante dans « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part », d’Arnaud Viard, librement adapté du livre éponyme d’Anna Gavalda. Un joli film sur la famille, qui fera date dans sa carrière, et l’occasion d’échanger avec une femme déterminée mais sereine, doublée d’une jeune maman comblée.

Ce rôle de Juliette était-il celui que vous attendiez ?
Alice Taglioni -
J’en attends d’autres, mais il fait partie des nouveaux personnages vers lesquels je suis heureuse d’aller. C’est ça, le travail d’un acteur, se confronter à différents univers. Ce qui m’a plu chez Juliette, à la lecture du scénario, c’est son évolution entre le début et la fi n du fi lm. Elle a un parcours assez merveilleux dans sa manière de ressentir les choses, d’accepter enfin son destin et de vivre comme elle l’entend. Elle collait à ce que j’avais envie de raconter et touchait des cordes importantes pour moi : les origines, la famille, trouver sa place au sein d’une fratrie – Juliette est la deuxième des quatre frères et sœurs –, avec tout ce qui nous aide à nous construire, mais peut aussi nous bloquer, nous empêcher d’avancer. Il faut une grande force, une grande lucidité pour réussir à s’émanciper.

Vous avez déjà tourné Réparer les vivants, adapté du roman de Maylis de Kerangal, et plusieurs fictions tirées de livres. Est-ce vrai que vous préférez ne pas lire l’œuvre originale avant le tournage ?
Alice Taglioni -
Ce n’est pas que je préfère mais, quand on adapte un livre, c’est vraiment comme une seconde naissance. Les scénaristes s’approprient l’histoire pour la remanier, je préfère alors m’immerger dans leur univers et m’adapter au scénario. Arnaud Viard, le réalisateur, m’a expressément priée de ne pas lire le roman d’Anna Gav...Lire la suite sur Femina.fr

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