En Allemagne, le chef de la diplomatie dénonce les comparaisons des "anti-masques" avec le nazisme

·2 min de lecture

Le ministre allemand des Affaires étrangères a stigmatisé dimanche les manifestants "anti-masques" qui se comparent aux victimes du nazisme, les accusant de banaliser l'Holocauste et de "se moquer" du courage dont ont fait preuve les résistants.

Le ministre allemand des Affaires étrangères a stigmatisé dimanche les manifestants "anti-masques" qui se comparent aux victimes du nazisme, les accusant de banaliser l'Holocauste et de "se moquer" du courage dont ont fait preuve les résistants. Lors d'un rassemblement samedi à Hanovre d'opposants aux mesures restrictives imposées pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, une jeune manifestante avait affirmé qu'elle se sentait "comme Sophie Scholl", étudiante allemande exécutée par les nazis en 1943 pour son rôle dans la résistance. Une vidéo de son intervention a été vue plus d'un million de fois sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes se déclarant indignés par ses propos. "Quiconque aujourd'hui se compare à Sophie Scholl ou Anne Frank se moque du courage dont il a fallu faire preuve pour tenir tête aux nazis", a déclaré M. Maas dans un tweet.

Une telle attitude "banalise l'Holocauste et révèle un oubli inadmissible de l'histoire. Il n'y a aucun rapport entre les manifestations (contre les restrictions anti) coronavirus et les combattants de la résistance. Aucun !", s'est indigné le ministre.

La comparaison avec Anne Franck a suscité des réactions indignées

Sur la vidéo, on peut voir un membre du service d'ordre interrompant la manifestante juchée sur une tribune, et dénonçant ses propos qui reviennent à "minimiser l'Holocauste". "Je ne travaille pas pour la sécurité pour (entendre) de telles absurdités", s'exclame-t-il avant d'être escorté à l'écart. La jeune femme, qui s'est présentée comme étant Jana, 22 ans, éclate alors en sanglots et laisse tomber son micro avant de quitter l'estrade. La semaine dernière, une fillette de onze ans s'était adressée à des manifestants "anti-masques" à Karlsruhe(...)


Lire la suite sur Paris Match