Allergies alimentaires, eczéma, rhinite : la piste du microbiote

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Rhinite chronique, asthme, réaction alimentaire ou eczéma, nous sommes de plus en plus nombreux à souffrir, à un moment donné, d’une des multiples manifestations de la maladie allergique. En cause, nos défenses bactériennes mises à mal. Encore quasi inconnu il y a quinze ans, le microbiote est à présent considéré comme un organe à part entière, constitué de milliards de bactéries et de levures. Et ces bactéries – c’est désormais établi – colonisent toutes nos muqueuses : intestinale, respiratoire, cutanée, vaginale... L’ensemble forme une nouvelle entité physiologique, appelée microbiome, dont le rôle est essentiel dans la régulation de notre système immunitaire. Nos « bonnes » bactéries empêchent en effet les « intrus » (micro-organismes pathogènes) de s’infiltrer dans le sang, où ils pourraient déclencher des réactions inflammatoires.

La réaction allergique se caractérise en effet par une hypersensibilité du système immunitaire, qui se met à réagir de manière inappropriée face à un facteur extérieur ou un aliment dit « allergène » (pollens, acariens, lait, crustacés, arachides, etc.). Ce mécanisme se déclenche chez les personnes au terrain atopique – une prédisposition génétique qui les rend sensibles à certaines substances. A leur contact, elles développent des symptômes variables : démangeaisons, éternuements, crise d’asthme, difficulté à respirer, plaques d’eczéma… Cette maladie héréditaire se développe plus ou moins tôt dans la vie et est aggravée par des phénomènes comme la pollution intérieure ou extérieure. Le fait d’avoir un ou deux parents allergiques multiplie les risques d’être soi-même concerné.

Si l’origine exacte de cette affection est encore mystérieuse, le rôle du microbiote intestinal (également connu sous le nom de « flore bactérienne ») est de plus en plus fréquemment évoqué. Pour des raisons encore à l’étude à ce jour, on s’est aperçu que les personnes allergiques présentent une flore légèrement différente et plus « poreuse ». Un constat qui amène (...)

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