Alzheimer : et si l'immunothérapie pouvait ralentir le déclin cognitif ?

Malgré des décennies de recherches, nous ne disposons toujours pas de traitements radicalement efficaces contre la maladie d'Alzheimer et son développement. Cet état de fait amène certains scientifiques à reconsidérer la théorie dominante de la physiopathologie de la maladie afin d'explorer de nouvelles pistes. Néanmoins, la recherche se focalisant sur la physiopathologie classique continue et bien que les thérapeutiques qui en émanent soient souvent décevantes, cela ne veut pas nécessairement dire que cette théorie est erronée. En effet, certains chercheurs argumentent qu'une prise en charge précoce serait la clé là où d'autres voient en ces échecs successifs une anomalie nécessitant un changement de paradigme. C'est dans le cadre de la théorie dominante que des chercheurs de l'université de Lunds ont rédigé une lettre pour communiquer des résultats préliminaires émanant d'une étude en cours. Cette dernière est parue le 28 novembre dernier dans Nature Aging.

Alzheimer : la fraude soupçonnée remet-elle en cause nos connaissances sur la maladie ?

Ralentir la progression de la maladie grâce aux cellules immunitaires du cerveau

Dans la compréhension classique de la maladie d'Alzheimer, la question de savoir si l'inflammation est une bonne ou une mauvaise chose reste entière. En se basant sur des connaissances obtenues par des études de biologie moléculaire et de génétique, des chercheurs ont voulu explorer les liens existants entre une protéine – TRME2 – se liant entre autres aux microglies (les cellules immunitaires du cerveau).

Plus d'un million de Français sont touchés par la maladie d'Alzheimer qui est le résultat d'une lente dégénérescence des neurones entraînant des troubles de la mémoire récente, des fonctions exécutives et de l’orientation dans le temps et l’espace. © Artur, Adobe Stock
Plus d'un million de Français sont touchés par la maladie d'Alzheimer qui est le résultat d'une lente dégénérescence des neurones entraînant des troubles de la mémoire récente, des fonctions exécutives et de l’orientation dans le temps et l’espace. © Artur, Adobe Stock

Ils ont effectué ce travail au sein d'une cohorte suédoise – BioFINDER-2 – suivant des individus sains et malades en leur faisant passer des PET-scan (une technique d'imagerie...

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